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Température
La température corporelle
des poissons est directement induite par celle de l'eau.
En effet,
un poisson a une température égale à celle du milieu.
A
l'ouverture l'eau de neige est très froide et engourdit
profondément la vie piscicole.
Les réactions alimentaires de
truites sont extrêmement lentes et il est préférable de pêcher
lentement dans les secteurs relativement profonds pour avoir de
bonnes chances de le rencontrer.
Couleur
de l'eau
Les salmonidés ont une très
bonne vue, ils définissent la majorité des couleurs, les
contrastes et également les profondeurs.
Cela est valable quand
l'eau est claire, bien sûr, en revanche en période de crue,
c'est beaucoup plus difficile.
La turbidité de l'eau freine
énormément la pénétration de la lumière et ne révèle plus
la totalité des couleurs.
Les leurres à dominante foncée seront
beaucoup mieux vus par les farios en période de crue.
Reproduction
En fin d'automne, les farios
adultes cherchent une zone constituée de fins cailloux pour y
déposer leurs oeufs.
La reproduction peut être effectuée sur la
rivière elle-même ou sur l'un de ses affluents.
Une belle
femelle draîne souvent avec elle plusieurs mâles qui ne la
lâchent pas d'une nageoire ! Après avoir creusé une petite
cuvette dans les cailloux, les amoureux s'enlacent et déposent la
descendance sur le substrat.
Après plus d'un mois d'incubation,
les alevins naissent et restent ainsi à l'abri dans les cailloux
pendant toute la durée de résorption de leur vésicule vitelline.
A l'ouverture de la pêche, la majorité des alevins n'ont pas
encore quitté les gravières nurseries, c'est pour cette raison
que la pêche en marchant dans l'eau est différée jusqu'à la
fin du mois de mars.
Alimentation
La fario comme la majorité
des poissons carnassiers est opportuniste. Elle profite des mannes
alimentaires mises à sa disposition pour s'alimenter.
A
l'ouverture, son bol alimentaire sera constitué de poissons
fourrages et de vers de terre.
Au printemps, elle sera beaucoup
plus diversifiée et l'apparition des insectes aquatiques révèle
la bonne volonté de la truite à venir gober en surface.
En
été, période d'opulence alimentaire, elle sera beaucoup plus
tatillonne et choisira dans la diversité alimentaire une seule
source de nourriture selon son propre gré.
Qualité de l'eau
Les salmonidés ont des exigences
très élevées en matière de qualité. Une très bonne
oxygénation du milieu est indispensable pour qu'ils vivent et se
reproduisent normalement dans nos cours d'eau .
Si la température est un
facteur clé, l'oxygène l'est tout autant, car les besoins des
farios sont importants.
En effet, en dessous de 7 mg/l d'oxygène
dissous sa vie est impossible.
La pureté des eaux est donc
primordiale.
Grâce à ses besoins de pureté, la truite est un
bon indicateur naturel de l'état du milieu, sa présence à l'état
naturel valide le secteur de cours d'eau concerné.
La croissance des
truites
La vie des truites farios est
directement liée à la température, elle conditionne leur vie
et en particulier leur alimentation, donc leur croissance. Au
même age, une fario de montagne, dans le lac Nègre par
exemple, n'aura pas la même taille que sa cousine qui vit en plaine où la température est beaucoup
plus clémente.
Il est clair que, mise à part cette grande différence
thermique, la quantité de nourriture à disposition est
capitale pour la croissance.
Le grossissement dans un petit
vallon exposé au nord sera beaucoup plus limité que dans une
belle rivière pourvue d'herbiers qui regorgent de larves
d'insectes de toutes tailles.
Les petits habitants des rivières

Dans les cours d'eau et les
lacs, vivent de petites bestioles que l'on appelle couramment
invertébrés.
Les éphéméroptères, plécoptères diptères et
bien d'autres, servent d'alimentation à la truite.
Sur son
poste de chasse, elle attend le passage de ces larves qui, emportées par le courant dévalent la rivière.
Ces insectes
vivent, pour la majorité, plusieurs stades de
métamorphoses.
S'ils naissent sous forme d'une larve
ils deviennent au fil du temps nymphes puis imagos, finissant leur vie sous la forme d'un magnifique insecte pourvu
d'ailes au vol très aérien.
Ces invertébrés sont également
des indicateurs de la qualité de l'eau. Selon la valeur piscicole
du milieu , il est possible de trouver des espèces d'insectes
fragiles comme les plécoptères, ou d'autres plus résistantes
: les diptères.
Le mimétisme chez la
truite
Une truite est un véritable caméléon
aquatique ! Les cellules de sa peau contiennent des chromatophores
qui s'ouvrent et se referment en fonction de la luminosité du milieu.
En somme, une truite qui change de poste, en
passant d'un endroit clair à un autre foncé verra sa robe
également s'assombrir très rapidement. L'inverse est bien
sûr possible. Cette faculté naturelle de se dissimuler
lui permet d'être discrète quand elle chasse. Dans la même
idée, cela lui permet de se dissimuler aux yeux de ses prédateurs, comme le cormoran,
le martin pêcheur, et bien entendu les pêcheurs
!
Les activités du service
technique de la Fédération
Le suivi de la reproduction
de la truite fario
Cette campagne annuelle d'observation des frayères
permet de localiser et de recenser la reproduction naturelle de la
truite fario dans les rivières de 1ère et 2ème catégorie. Elle
met en évidence les facteurs clés de la reproduction naturelle :
température de l'eau, caractéristique du substrat ou quantité de
matières en suspension. L'opération consiste à définir les zones
de reproduction, la taille des géniteurs et les temps d'incubation
des oeufs, relativement longs en montagne en raison des très
faibles températures des cours d'eau. Ces observations permettent
de conduire une gestion adaptée en matière de rempoissonnement
mais aussi de visualiser et mesurer l'impact des divers effluents
rejetés sur la reproduction naturelle.
Les inventaires piscicoles
et pêches à l'électricité
Le but est de réaliser un suivi annuel de la
ressource piscicole afin de définir d'une manière exhaustive les
populations présentes, de mesurer les impacts sur les milieux et de
vérifier l'état sanitaire des populations présentes pour
permettre aux associations agrées de pêche et de protection du
milieu aquatique d'assurer une gestion rationnelle et durable des
ressources piscicoles.
La mise en place du réseau
thermique
En règle générale, très peu de données sont
acquises sur la qualité thermique des rivières. La mise en place
d'un réseau de suivi thermique sur les cours d'eau est
intéressante à plusieurs titres: la température est un élément
essentiel au développement de la vie dans nos rivières, les
impacts anthropiques ou naturels influent sur la qualité thermique
des cours d'eau et le réseau devra permettre d'évaluer l'effet de
certaines actions liées notamment à la restauration du lit et des
berges.
L'action consiste à installer des enregistreurs
automatiques de température permettant un suivi annuel du profil
thermique sur les cours d'eau. La masse de données ainsi obtenue
détermine la qualité thermique du milieu qui sert à définir
l'impact des ouvrages, à observer le temps d'assec sur un cours
d'eau et à identifier le réchauffement climatique au fil des
années. Cette base de données thermiques, actuellement en cours
sur l'ensemble du territoire des Alpes-Maritimes, est une action
rare et exceptionnelle.
La gestion et la migration
de l'anguille
La Fédération de pêche a initié, à partir de
2004, une série d'études relative à la migration de la civelle
(jeune anguille) sur l'axe du fleuve Var. Ces actions ont conduit à
de nombreuses observations pratiques et scientifiques, qui serviront
à la gestion piscicole future des cours d'eau côtiers du
département. Concrètement, le but est de définir les secteurs de
montaison, la période à laquelle elles migrent et le potentiel
piscicole de migration. Ces données seront essentielles pour la
construction ou la rénovation des ouvrages sur les cours d'eau,
notamment les centrales hydroélectriques.
L'appui scientifique de MRM (Migrateur Rhône
Méditerranée) et des chercheurs de l'INRA de Rennes, permettra
d'orienter les observations et complètera l'analyse des résultats
obtenus.
Lutte contre la
prolifération des espèces végétales aquatiques envahissantes
Les jussies plantes originaires d'Amérique
subtropicale, ont un impact écologique important sur les milieux
aquatiques. Ces plantes invasives entrent directement en
compétition avec les espèces autochtones. En formant à la surface
des rivières un tapis végétal dense, elles modifient les
équilibres écologiques des milieux qu'elles colonisent, et
suppriment les espèces végétales locales. Les jussies ont un
impact sur la gestion de l'eau.
Depuis 2005, la Fédération de pêche a développé
un protocole de lutte contre la prolifération de la jussie unique,
et particulier en France. La Fédération devient un pilote en
matière de destruction de plantes invasives aquatiques et peut
techniquement apporter aux différents syndicats départementaux, en
charge de la gestion de l'eau, une aide précieuse en la matière.
Les assecs, les ressources,
les pollutions et les perturbations diverses des cours d'eau
S'agissant du suivi de la qualité des eaux de
l'ensemble des cours d'eau, les obligations sont désormais dictées
par la DCE qui impose de rechercher les moyens appropriés pour
atteindre un " bon état écologique" des milieux
aquatiques en 2015. La Fédération détecte, informe et suit un
grand nombre d'anomalies, de dysfonctionements et de pollutions. Ce
programme a pour objet d'alerter, de localiser et recenser
annuellement les impacts, pollutions et perturbations de tous
ordres, qui auront été constatés par les collectivités
piscicoles et les autres acteurs chargés de la politique de l'eau
dans le département.
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