Chers
amis pêcheurs,
Depuis de nombreuses années, notre travail se porte sur la défense
des intérêts de la
pêche et des pêcheurs et sur la préservation du
patrimoine naturel halieutique, exceptionnel dans notre département.
Avec la nouvelle loi sur l’eau du 30 décembre 2006, et grâce
à nos amendements – soutenus par la majorité des
parlementaires –, nous avons pu conserver notre statut
associatif et reconduire nos
missions d’intérêt général.
Après cette
importante refondation législative, qu’en est-il
aujourd’hui de la pêche de loisir en eau douce ?
Notre pêche est généreuse,
accessible et à la portée de tous. Le prix modique des nouvelles cartes de pêche pour
les jeunes et la journée annuelle nationale de promotion de la
pêche, fixée par arrêté du ministre au dimanche 1er
juin 2008, illustrent notre volonté d’ouvrir l’exercice de
la pêche au plus grand nombre.
Notre pêche est
environnementale : protectrice de l’eau et des rivières.
Les pêcheurs ont toujours proposé des mesures et des réglementations
pour lutter contre les impacts anthropiques
sur les rivières ; ils ont été les véritables
pourfendeurs des pollueurs.
Avec leur volonté et leurs mains, ils ont montré la voie de
la restauration des cours d’eaux ; ils tentent
aujourd’hui de transmettre aux jeunes leur intérêt pour
l’eau et la nature.
La directive
cadre sur l’eau, la nouvelle loi sur l’eau du 30 décembre
2006 et le Grenelle de l’Environnement nous donnent enfin
raison. Entretien des cours d’eau, mise en conformité des
stations d’épuration, suppression des substances dangereuses,
continuité écologique des cours d’eau, augmentation des débits
réservés, renforcement de la police de l’eau … Autant de
mesures que nous défendons depuis longtemps et qui
rentrent, enfin, en application !
Mais notre pêche connaît
aussi des dangers. Le changement climatique risque d’accentuer dans notre pays les crues
et les sécheresses avec les risques qui en découlent pour la
vie économique, l’équilibre des ressources en eau et,
partant, la vie de nos poissons.
De même, les pollutions par rejets de substances chimiques
dangereuses – qui, heureusement, épargnent encore
notre département – relèvent
d’enjeux sanitaires, économiques et environnementaux de
premier importance.
Les pêcheurs ont évalué depuis longtemps la perte de cet « Or
bleu », cette richesse qui,
selon Pindare,
est « le meilleur
des biens ».
Avec vous, inlassablement et avec obstination, nous
continuerons à le défendre.
Bonne saison de pêche 2008 !
Le Président de la Fédération
Victor BASTUCK